La riposte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo enregistre des progrès dans le suivi des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés. Le taux de suivi, qui était inférieur à 40 %, dépasse désormais les 80 %, a annoncé le directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), le professeur Jean-Jacques Muyembe, mardi 15 septembre à Kinshasa.
De retour d’une mission effectuée à Bunia, dans la province de l’Ituri, le scientifique a présenté à la presse l’évolution de la riposte et les avancées réalisées sur le terrain. « Le suivi des contacts est parti de moins de 40 % à maintenant plus de 80 % », a-t-il déclaré, soulignant l’amélioration du dispositif de surveillance épidémiologique.
Les équipes de riposte assurent le suivi des personnes exposées pendant une période comprise entre 20 et 30 jours. L’objectif fixé est désormais d’atteindre une couverture située entre 85 % et 100 %, afin de renforcer la détection précoce des éventuels nouveaux cas.
Le suivi des contacts constitue en effet un maillon essentiel de la lutte contre Ebola. Il permet aux équipes sanitaires de surveiller l’apparition d’éventuels symptômes chez les personnes exposées et, en cas de suspicion, de mettre rapidement en œuvre les mesures nécessaires, notamment l’isolement et la prise en charge.
La situation demeure toutefois préoccupante dans plusieurs zones. L’Ituri reste la province la plus affectée, avec 28 zones de santé touchées sur les 36 que compte la province. Au Nord-Kivu, 16 zones de santé sur 34 sont concernées. Au total, sept provinces sont touchées, représentant 62 zones de santé affectées sur les 167 que comptent ces provinces.
Pour Jean-Jacques Muyembe, les progrès enregistrés dans le suivi des contacts ne doivent pas conduire à un relâchement. Les équipes de riposte et leurs partenaires sont appelés à maintenir leurs efforts, particulièrement dans la surveillance des personnes exposées et la détection rapide de tout nouveau cas.
Déclarée en mai 2026, la 17ᵉ épidémie d’Ebola continue ainsi de mobiliser les autorités sanitaires, les équipes de riposte et leurs partenaires. Malgré une baisse récente du nombre quotidien de nouveaux cas, la persistance de foyers actifs dans plusieurs zones de santé impose le maintien des mesures de surveillance et de prévention.
La progression du suivi des contacts au-delà de 80 % constitue donc une étape importante pour la riposte, mais les équipes sanitaires visent désormais une couverture maximale afin de réduire les risques de transmission et de renforcer le contrôle de l’épidémie.
Rédaction