La rentrée parlementaire du mercredi 30 septembre 2026 à Kinshasa s’est déroulée dans un climat de contestation. Les députés provinciaux ont boycotté la séance inaugurale pour dénoncer le non-paiement de leurs rémunérations et réclamer le règlement de dix mois d’arriérés de salaire.
Selon une source proche de l'assemblée provinciale, Les élus provinciaux conditionnent la reprise de leurs activités parlementaires à la régularisation de leurs impayés. À travers ce mouvement, ils entendent accentuer la pression sur le gouvernement congolais afin d'obtenir le paiement des sommes qui leur sont dues.
La contestation concerne également la situation financière des membres du bureau de l’Assemblée provinciale, tandis que les agents administratifs de cette institution observent, eux aussi, un mouvement de grève pour réclamer leurs arriérés de salaire.
Ce boycott intervient dans un contexte de tensions autour de la gestion financière de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, marqué notamment par des disparités salariales et des revendications persistantes du personnel.
L’absence des députés provinciaux à cette rentrée parlementaire compromet ainsi la reprise normale des travaux de l’institution, alors que les élus et les agents administratifs attendent des réponses concrètes à leurs revendications.
AM