En dépit du tollé soulevé sur les réseaux sociaux le tribunal de grande instance de Kinkole n'a pas envoyé le Docteur David Balanganayi en prison. Il l'a plutôt condamné, ce vendredi 3 avril à deux mois de servitude pénale assortis d'un sursis d'une année pour coups et blessures “simples” commis sur sa patiente Dorcas Moya.
Sa peine est accompagnée d'une amende, qu'il devra payer dans les huit jours.
« Par ce motif, le tribunal statuant publiquement et contradictoirement à l’égard de toutes les parties, le magistrat du parquet entendu. Dit non établie en fait et en droit les infractions de torture et d’enreglllistrement des images et par conséquent, l’en acquitte et le rend libre de toute poursuite. Le condamne à deux mois de servitude pénale avec sursis pour coups et blessures simples », a déclaré le président de la composition.
Cette décision va à l'encontre du réquisitoire du procureur, qui avait réclamé une peine de dix ans de prison contre le docteur David Balanganayi.
Appelé à la barre, le médecin de l'hôpital général de référence de Kinkole a demandé pardon à toutes les femmes, et plus particulièrement à la première dame Denise Nyakeru Tshisekedi, choquée par la vidéo ayant circulé sur les réseaux sociaux, avant de solliciter la clémence du tribunal.
Sa défense avait également sollicité son acquittement, arguant que l'élément intentionnel pour lequel est accusé leur client faisait défaut.
Interrogé par le tribunal, le docteur Éloge Ilunga, médecin à l'hôpital Diamant où avait été reçue Dorcas après la publication de la vidéo, a affirmé que la patiente n'était pas arrivée dans un État d'urgence.
« Sa vie n'était pas en danger. Elle n'était pas dans un État d'urgence. Elle était admise dans la chambre », a-t-il répondu aux juges qui cherchaient à savoir dans quel état était la patiente avait été transférée.
Le docteur David Balanganayi échappe à une incarcération ferme et rentre chez lui libre. Reste à savoir si la partie accusatrice va faire appel de la décision du tribunal de grande instance de Kinkole.