Kinshasa — Le karaté congolais veut ouvrir une nouvelle page. À la tête de la Fédération Congolaise de Karaté-Do, Claude Tshisekedi entend impulser une nouvelle dynamique à la discipline, avec l’appui des autorités sportives nationales.
Le nouveau président de la Fédération a été reçu en audience par le ministre des Sports et Loisirs, dans le cadre d’une rencontre consacrée aux priorités du karaté congolais et aux perspectives de son développement.
Le Championnat d’Afrique en ligne de mire.
Parmi les principaux sujets abordés figure la participation de la République démocratique du Congo au prochain Championnat d’Afrique de karaté, prévu en Algérie.
Claude Tshisekedi a sollicité l’accompagnement du ministère des Sports afin de permettre aux athlètes congolais de préparer cette échéance dans de meilleures conditions et de garantir leur déplacement pour cette compétition continentale.
Pour la Fédération, cette participation constitue une opportunité de mettre en lumière les talents congolais et de renforcer la présence de la RDC sur la scène africaine du karaté.
Vers une identification nationale des pratiquants.
Au-delà des compétitions internationales, le nouveau président fédéral souhaite s’attaquer à l’un des défis majeurs du secteur : la connaissance précise des effectifs et des pratiquants de karaté à travers le pays.
Il a ainsi proposé la mise en place d’un mécanisme permettant d’identifier les karatékas évoluant dans les différentes provinces de la RDC.
Une initiative favorablement accueillie par le ministre des Sports, qui a annoncé le lancement prochain d’une opération nationale d’identification des pratiquants sportifs.
Cette opération devrait bénéficier du partenariat conclu avec Toppan, société spécialisée dans la numérisation et la gestion des identités.
L’objectif est notamment de disposer de données plus fiables sur les sportifs afin de faciliter leur encadrement et leur accompagnement.
Un ancien athlète aux commandes
Claude Tshisekedi ne découvre pas le tatami. Son parcours constitue l’un des atouts de son nouveau mandat à la tête de la Fédération Congolaise de Karaté-Do.
Il est notamment présenté comme le premier Congolais à avoir pris part à une phase finale de Coupe du monde de karaté, en 1996.
Une expérience internationale qu’il entend désormais mettre au service de la structuration et de la promotion de la discipline.
Son ambition dépasse d’ailleurs le seul cadre fédéral.