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Marche de l'opposition: Des tensions signalées à Kinshasa.

  • sept. 16, 2026
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La marche appelée par la Coalition Article 64 (C64) s’est tenue ce mardi 15 septembre 2026 à Kinshasa et dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo, sur fond de contestation du projet de modification de la Constitution et de débat sur l’avenir du mandat présidentiel. À Kinshasa, la mobilisation, partie de l’Échangeur de Limete, a été encadrée par les forces de l’ordre avant d’être perturbée par des heurts et des tirs de gaz lacrymogènes.

Initialement annoncée avec un point de chute aux abords du Palais du peuple, la manifestation avait fait l’objet de discussions entre les organisateurs et l’Hôtel de ville de Kinshasa. Un accord avait finalement été trouvé sur l’itinéraire, avec une modification du point d’arrivée. Celui-ci a été déplacé vers le siège de l’ECiDé, à proximité de l’école Sévigné et en face du stade des Martyrs.

Dans la capitale, le cortège a finalement démarré après midi depuis l’Échangeur de Limete. Des responsables de l’opposition, dont Jean-Marc Kabund, Martin Fayulu et Delly Sesanga, figuraient parmi les participants. Plusieurs milliers de personnes avaient pris part au rassemblement au moment du départ.

La situation s’est toutefois tendue au cours de la progression du cortège. Des affrontements ont été signalés entre manifestants et des groupes favorables au pouvoir dans certains secteurs de Limete, tandis que la police a fait usage de gaz lacrymogènes et, de tirs de sommation pour disperser des rassemblements. Des blessés et des interpellations ont également été rapportés, sans qu’un bilan consolidé ne soit encore disponible.

La mobilisation ne s’est pas limitée à Kinshasa. À Kananga, Mbandaka et Uvira notamment, les manifestations de la C64 ont été empêchées ou dispersées, avec plusieurs interpellations rapportées par les médias locaux. À Bandundu, en revanche, la marche a pu se tenir.

Cette journée de mobilisation intervient alors que la C64, coalition regroupant plusieurs forces de l’opposition, conteste tout projet de modification constitutionnelle susceptible, selon ses dirigeants, d’ouvrir la voie à une nouvelle candidature de Félix Tshisekedi. Le mouvement avait annoncé cette marche dès le mois d’août, la présentant comme une action citoyenne destinée à faire entendre ses revendications sur l’avenir institutionnel du pays.

Du côté du pouvoir, le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya a rappelé que le droit de manifester est reconnu par la Constitution, tout en estimant que son exercice doit respecter les dispositions légales. Les autorités ont également invoqué, dans certaines provinces, des impératifs sécuritaires et sanitaires liés notamment à l’épidémie d’Ebola pour justifier les restrictions imposées aux rassemblements.

La marche du 15 septembre constitue ainsi un nouvel épisode de la confrontation politique autour de la réforme constitutionnelle et du débat sur les limites du mandat présidentiel en RDC. Elle intervient également le jour de la rentrée parlementaire, donnant à cette mobilisation une dimension particulière dans le contexte politique national.

Aaron Malu 

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