La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans le processus de réparation en faveur des populations affectées par les activités illicites de l’Ouganda sur son territoire. Une enveloppe globale de 120 millions de dollars américains sera consacrée à une première phase de réparations collectives dans quatre provinces durement touchées, à savoir l’Ituri, la Tshopo, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé.
L’annonce a été faite ce mercredi par le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, qui a précisé que les fonds seront mobilisés à travers le Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO).
Selon le dispositif annoncé, chacune des quatre provinces bénéficiaires recevra une enveloppe de 30 millions USD, destinée au financement de projets collectifs identifiés comme prioritaires par les communautés affectées.
Les interventions devraient notamment concerner les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’accès à l’eau potable, mais également le relèvement économique des communautés, la préservation de la mémoire des victimes et le renforcement de la résilience communautaire.
À travers cette première phase, les autorités congolaises entendent faire de la réparation un instrument concret de restauration de la dignité des populations touchées par les conséquences des activités illicites attribuées à l’Ouganda en RDC.
« La réparation est un devoir de justice et une responsabilité de l’État. Cette première phase doit permettre que les ressources destinées aux victimes contribuent effectivement à restaurer leur dignité et à reconstruire leurs communautés », a déclaré Guillaume Ngefa.
L’enveloppe de 120 millions USD marque ainsi une étape importante dans la prise en charge des préjudices subis par les communautés concernées. Au-delà de l’indemnisation, l’objectif affiché est de soutenir durablement la reconstruction des territoires affectés et de permettre aux populations de retrouver des conditions de vie plus dignes.
La mise en œuvre de ces projets collectifs sera dès lors scrutée avec attention par les communautés bénéficiaires, alors que l’enjeu sera de garantir que les ressources consacrées aux réparations atteignent effectivement les populations victimes et produisent des résultats tangibles sur le terrain.
Rédaction