À Kinshasa, une nouvelle controverse secoue l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo. L’honorable Mpembi Isomi Bazego Thérère a officiellement dénoncé l’utilisation frauduleuse de sa signature dans le cadre d’une motion de défiance récemment déposée.
Dans une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale en date du 14 avril 2026, l’élue affirme avoir découvert « avec inquiétude et profonde préoccupation » que son nom figure parmi les signataires d’une motion initiée par Laddy Yangotikala Senga. Une situation qu’elle rejette catégoriquement.
> « Je ne me souviens pas avoir signé une quelconque motion de défiance ni avoir donné mandat à cet effet », précise-t-elle dans sa lettre.
Une accusation de fraude grave
L’honorable Mpembi Isomi Bazego Thérère parle clairement d’une fraude et conteste formellement l’authenticité de la signature qui lui est attribuée. Selon elle, cette signature ne saurait en aucun cas l’engager, puisqu’elle n’émane ni de sa volonté ni de son consentement.
Face à ce qu’elle qualifie de situation grave, la députée exige plusieurs mesures immédiates :
L’annulation de toute prise en compte de son nom parmi les signataires ;
L’ouverture d’une enquête administrative ou technique pour vérifier l’authenticité des signatures ;
La consignation officielle de sa contestation dans les archives de l’Assemblée nationale.
Un climat politique sous tension
Cette dénonciation intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué par des initiatives parlementaires visant certains membres du gouvernement, notamment à travers des motions de défiance. L’affaire pourrait ainsi relancer le débat sur la transparence et la crédibilité des procédures internes au sein de l’hémicycle.
Si les accusations de falsification sont avérées, elles pourraient entacher la légitimité de la motion concernée et soulever des questions sérieuses sur les mécanismes de validation des signatures parlementaires.
Vers une vérification des signatures ?
À ce stade, aucune réaction officielle du bureau de l’Assemblée nationale n’a encore été rendue publique. Toutefois, cette affaire pourrait conduire à une vérification plus rigoureuse des processus administratifs liés aux initiatives parlementaires.
En attendant, la sortie médiatique de la députée Mpembi Isomi Bazego Thérère jette une lumière crue sur les tensions internes et les pratiques controversées qui pourraient exister au sein de l’institution.