Kinshasa, 26 septembre 2026 – Des accusations de mauvaise gestion, de népotisme et de clientélisme secouent la Commission nationale de prévention routière (CNPR). Face à cette situation, les représentants syndicaux de cet établissement public ont sollicité l’intervention de l’Assemblée nationale. Ils ont été reçus, ce samedi à Kinshasa, par le député national Patrick Munyomo, vice-président de la Commission Infrastructures de la Chambre basse, également compétente en matière de transports.
Conduite par son président, François Bokolo, la délégation syndicale, accompagnée de plusieurs agents et cadres de la CNPR, a remis au parlementaire un mémorandum dénonçant ce qu’elle qualifie d’« atmosphère professionnelle malsaine » au sein de cette institution publique.
Dans leur document, les représentants des travailleurs font état de plusieurs dysfonctionnements présumés, notamment des pratiques de mauvaise gestion, de népotisme et de clientélisme. Ils dénoncent également un climat de terreur qui serait entretenu au sein de leur service, une situation qui, selon eux, contribue à leur marginalisation et affecte leurs conditions de travail.
Attentif aux préoccupations exprimées par ses interlocuteurs, Patrick Munyomo a réceptionné leur mémorandum et s'est engagé à examiner leurs revendications.
Le député national a notamment promis d'œuvrer pour que les personnes mises en cause soient entendues, dans les meilleurs délais, par les élus nationaux afin de fournir des explications sur les faits qui leur sont reprochés.
Le vice-président de la Commission Infrastructures a également réaffirmé sa détermination à défendre les droits légitimes des agents et cadres de la CNPR, dans le strict respect des lois et règlements en vigueur en République démocratique du Congo.
Cette démarche parlementaire a été accueillie avec soulagement par les représentants syndicaux, qui ont salué l'ouverture d'esprit et la disponibilité de Patrick Munyomo face à leurs préoccupations. Ils espèrent désormais que cette intervention permettra de faire la lumière sur les accusations formulées et de trouver des solutions aux problèmes qu'ils dénoncent.
Cette rencontre ouvre ainsi la voie à un éventuel examen parlementaire de la situation sociale et administrative au sein de la CNPR, alors que les agents concernés attendent des réponses concrètes à leurs revendications.
Aaron Malu